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ABIOL (Association des biologistes luxembourgeois). Les buts de l'ABIOL: - resserrer les liens entre les biologistes des différentes carrières - défendre les intérêts professionnels des biologistes - défendre et de valoriser l’enseignement de la biologie aux différents niveaux - faciliter l’information de ses membres - rendre visible l’impact de la biologie dans la société (art 2 / statuts)

Les membres de l’ABIOL, rassemblés en assemblée générale le 29 février 2012, ont étudié le projet de loi réformant l’enseignement secondaire et les règlements y relatifs, en présence des représentants des associations de chimistes et des physiciens et avec leur approbation, émettent l’avis suivant :

-) la promotion automatique en 7e conduira chez certains élèves à une attitude non propice au travail en classe de 7e. Ces élèves, ainsi que les élèves, désireux de progresser mais présentant des faiblesses, accumuleront des lacunes qui ne sauraient plus être surmontées en 6e.

-) la classe de raccordement, outre les problèmes du programme de cette classe non réglés, constituera un mélange d’élèves en difficultés. Ceci se traduira forcément par un climat peu propice au travail dans ces classes.

-) la création d’une dominante sciences économiques et sciences naturelles est dénuée de toute logique. Ces orientations correspondent à des méthodes de travail et à des prérequis totalement différents. Les études universitaires de ces deux domaines sont fondamentalement différentes et demandent donc aussi une préparation différente. Nous demandons ainsi la création d’une réelle dominante section sciences naturelles préparant aux études universitaires dans ces domaines. D’un côté le gouvernement déclare que la recherche scientifique constitue une part importante de la diversité économique du pays et d’un autre côté la réforme rendra l’accès à ces études universitaires beaucoup plus difficile.

-) afin de garantir une orientation objective des élèves en 4e, il sera nécessaire d’informer les élèves que pour être bien préparé à des études supérieures, dans n’importe quel domaine scientifique, il faudra absolument choisir l’étude des 3 sciences naturelles (biologie / chimie / physique) de la 3e à la 1e. Tout autre choix hypothèquera leurs chances d’admission à des études universitaires dans les domaines des sciences naturelles (médecine, pharmacie ou autres études paramédicales).

Par l’introduction de la réforme les élèves verront, en spécialisation sciences naturelles, leur nombre hebdomadaire de leçons en sciences naturelles diminué d’une heure de biologie ainsi que d’une demi-heure de physique ainsi que d’une demi-heure de chimie. Cette diminution du nombre d’heures de sciences (33%) ira de pair avec une diminution, ou une disparition du volet pratique (TP) de l’enseignement des sciences. Ceci est d’autant plus regrettable qu’en 7e et 6e, le volet expérimental est privilégié.

-) l’introduction du travail personnel peut être un enrichissement en classe de 2e mais pose encore un tas de problèmes non résolus (sécurité dans les labos, budget, choix des sujets, pondération des critères d’évaluation,…)

-) l’accès aux études d’infirmier sera possible sans avoir réussi l’année scolaire ou avoir réussi le volet langues et mathématiques. Comment ces élèves pourront-ils alors suivre le programme des études d’infirmier. L’échec de ces élèves est programmé d’avance.

-) le profil d’accès en 4e « sciences et technologies » ainsi qu’en 4e « agricole » devra inclure l’atteinte du socle en sciences naturelles afin de permettre à ces élèves de suivre les cours de biologie / chimie / physique. 

-) l’évaluation des compétences en 6e devra être facilement gérable (sans bureaucratie inutile) et la plus objective possible. Elle n’est pas possible en classe de 5e avec une heure de cours par semaine et des classes de 30 élèves.

En vertu de ce qui précède et des autres questions non-résolues, les membres de l’ABIOL, réunis en AG et les représentants des autres associations scientifiques considèrent que le projet présenté par le Ministère risque fortement de dégrader l’enseignement des sciences naturelles, préparera de façon inappropriée beaucoup d’élèves, surtout les plus défavorisés, aux études supérieures en sciences et n’incitera pas les élèves à travailler pour réussir.

Ils demandent ainsi la prise en considération de leurs revendications légitimes lors de l’élaboration du projet de loi ou le retrait de l’avant-projet de loi


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